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NATIONAL DAY OF PRAYER IN SOLIDARITY WITH INDIGENOUS PEOPLES

2019

Year of Indigenous Languages

 

In this International Year of Indigenous Languages, as declared by the United Nations, the Canadian Catholic Indigenous Council offers a prayer calling for the global protection and revitalization of Indigenous languages.

We all like to be addressed in our mother tongue. So too in the faith, we like to be addressed in our “mother culture”, our native language (cf. 2 Maccabees 7:21,27), and as a result our hearts become better disposed to hear the Word of God. This was also the case in 1531 when Our Lady of Guadalupe, the Mother of God, appeared as an Aztec Princess to Saint Juan Diego, whose Indigenous name was Cuauhtatoatzin (“Eagle Who Speaks”), and spoke to him in his Indigenous language of Nahuatl.

Colonization has contributed to a hastened deterioration of Indigenous languages. This has resulted in a tragic loss of peoples’ culture, identity and language which are important means to understanding the world view of another people. Many Indigenous languages today co-exist with other languages. While such co-existence is important for progress and social development, it can push Indigenous languages to the peripheries, resulting in a serious impact on the sense of communal and personal self-worth, spirituality and mental health of Indigenous peoples.  

The necessity to preserve Indigenous languages and to transfer knowledge of these languages to the younger generations is an important step towards respecting and revitalizing Indigenous cultures. Recognition and support from world organizations helps to restore and strengthen populations wishing to revitalize their cultural language. Local organizations working with universities continue to bring about positive effects for the preservation and promotion of Indigenous languages. Both the Truth and Reconciliation Commission[1] and the Commission for the Missing and Murdered Indigenous Women and Girls Inquiry[2] have identified the restoration of Indigenous languages as a key element necessary to foster reconciliation. Indigenization is a process of cultural adaption currently being practiced where the fundamental meaning of a diverse culture and identity is retained but expressed in a symbolic manner and in other forms. A number of missionaries set an example of appreciation of Indigenous languages and culture by having adapted to the local heritage and showing genuine interest in Indigenous cultures, thus making significant contributions to the fields of anthropology and ethnology, as well as to the written preservation of Indigenous languages.

During his Apostolic Journey to the United States and Canada, Saint John Paul II said to Indigenous peoples: “I encourage you, as native people belonging to the different tribes and nations in the East, South, West and North, to preserve and keep alive your cultures, your languages, the values and customs which have served you well in the past and which provide a solid foundation for the future.”[3]

Underlying popular piety, as a fruit of the enculturated Gospel, is an active evangelizing power which we must not underestimate. To do so would be to fail to recognize the work of the Holy Spirit - work we are called to promote and strengthen. 

** To read the complete message and prayer please visit: www.cccb.ca **

 


[3] Monday, 14 September, 1987 Memorial Coliseum, Phoenix.  http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/en/speeches/1987/september/documents/hf_jp-ii_spe_19870914_amerindi-phoenix.html

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JOURNÉE NATIONALE DE PRIÈRE EN SOLIDARITÉ AVEC LES PEUPLES AUTOCHTONES

2019

L’Année des langues autochtones

 

En cette Année internationale des langues autochtones, proclamée par les Nations Unies, le Conseil autochtone catholique du Canada offre une prière pour la préservation et la revitalisation des langues autochtones partout dans le monde.

Nous aimons tous être adressés dans notre langue maternelle. Et sur le plan de la foi aussi, nous aimons que les autres s’adressent à nous dans notre langue et selon la « culture de nos mères » (cf. 2 Maccabées 7, 21.27), car ainsi nos cœurs sont mieux disposés à entendre la Parole de Dieu. Ce fut le cas en 1531 lorsque Notre Dame de Guadalupe, la Mère de Dieu, apparut sous les traits d’une princesse aztèque à saint Juan Diego, dont le nom indigène était Cuauhtatoatzin (« Aigle qui parle »), et s’adressa à lui dans sa langue autochtone, le nahuatl.

La colonisation a contribué à l’accélération de la détérioration des langues autochtones. Cette situation a causé une perte tragique de la culture, de l'identité et de la langue des peuples, et qui sont des moyens importants pour comprendre la vision du monde d’un autre peuple. Aujourd’hui, plusieurs langues autochtones coexistent avec d'autres langues. Si pareille coexistence est importante pour le progrès et le développement social, elle peut aussi marginaliser les langues autochtones, entraînant de graves répercussions sur le sens de sa propre valeur en tant que communauté et l'estime de soi, de même que sur la spiritualité et la santé mentale des peuples autochtones. 

Reconnaître la nécessité de préserver les langues autochtones et d’en transmettre la connaissance aux jeunes générations est un pas important vers le respect et la revitalisation des cultures autochtones. La reconnaissance des organismes internationaux et le soutien qu’ils apportent contribuent à restaurer et à renforcer les populations qui désirent revitaliser la langue de leur culture. Les organismes locaux qui collaborent avec les universités continuent d'avoir un impact positif sur la préservation et la promotion des langues autochtones. La Commission de Vérité et Réconciliation[1] et l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées[2] ont identifié la restauration des langues autochtones comme un élément clé pour favoriser la réconciliation. Pratique actuellement utilisée, l’indigénisation est un processus d'adaptation culturelle dans lequel le sens fondamental d’une culture et d’une identité différente est retenu, mais s’exprime de manière symbolique et sous d'autres formes. Plusieurs missionnaires ont donné un exemple d’appréciation des langues et des cultures autochtones en s’adaptant aux patrimoines locaux et se sont vraiment intéressés aux cultures autochtones, contribuant ainsi à l’anthropologie et à l’ethnologie, de même qu’à la préservation écrite des langues autochtones.

Lors de son voyage apostolique aux États-Unis et au Canada, saint Jean Paul II avait déclaré aux peuples autochtones : « Je vous encourage, en tant que peuples autochtones membres des différentes tribus et nations de l'Est, du Sud, de l'Ouest et du Nord, à préserver et à garder vivantes vos cultures, vos langues, vos valeurs et vos coutumes : elles vous ont bien servi dans le passé et elles constituent une base solide pour l'avenir[3]. »

Mettre en évidence la piété populaire, fruit d’une enculturation de l’Évangile, est un puissant facteur d’évangélisation que nous ne devons pas sous-estimer, car ce serait méconnaître l'œuvre de l'Esprit Saint - œuvre que nous sommes appelés à promouvoir et à renforcer. 

** Pour lire le message et la prière au complet, veuillez consulter: www.cecc.ca **

Page URL: http://archregina.sk.ca/news/2019/12/02/national-day-prayer-solidarity-indigenous-peoples