
Wednesday, April 23, 2025
In this Jubilee Year of Hope 2025, as we prepare for a federal election in Canada, it is essential that, as citizens and Catholics, we reflect on the challenges currently facing our nation with a spirit of hope and a vision for a better future.
In a free and democratic society, all those eligible to vote have not only a right, but also a responsibility to engage with local candidates and political parties. We are called to discern which policies best serve the common good—that which the Church defines as “the sum of those conditions of … social life whereby people, families and associations more adequately and readily may attain their own perfection” (Gaudium et Spes, n. 74.1). As faithful citizens, we are invited to help shape our earthly society in accordance with God’s divine plan, always mindful that “our citizenship is in heaven, and it is from there that we are expecting a Saviour, the Lord Jesus Christ” (Phil 3:20).
Our Catholic faith provides essential moral and social guidance, helping us understand and respond to the critical issues facing our country. The role of pastors—especially the Pope and bishops—is to articulate the principles of faith and Church teaching so that the lay faithful may form their consciences accordingly. As the Church teaches, it is the duty of the faithful “to see that the divine law is inscribed in the life of the earthly city” (Gaudium et Spes, n. 43.2).
There are many issues which we, as Catholics, are called to consider thoroughly when voting. Among them is the fundamental right to life—from conception to natural death. This right is being undermined by the lack of legal protection for the unborn, the ongoing expansion of eligibility for Medical Assistance in Dying (MAiD), and the insufficient access to quality palliative care for those who are suffering at the end of life.
We must also advocate for the most vulnerable in our society: those living in poverty, victims of human trafficking, individuals suffering from mental illness and addiction, the homeless, and immigrants—each deserving of both social and legal support. Furthermore, there is increasing concern over growing intolerance toward religious communities in Canada, including threats to remove charitable tax status simply for upholding values rooted in faith that diverge from prevailing secular ideologies.
This election is a profound opportunity for Catholics to contribute to building a civilization of love. We are called to walk together in justice and truth with Indigenous Peoples. We are asked to examine policies that affect access to education, healthcare, housing, and social services for all, and to support initiatives that honour the family as the fundamental unit of society and uphold the dignity of every human person, created male and female in the image of God.
In a time of significant economic uncertainty, Canada needs a national economic vision that promotes the common good while respecting international obligations and fostering global solidarity. Economic development must be rooted in justice, stewardship of creation, and care for the vulnerable—both at home and abroad.
After careful reflection on these matters in the light of faith, we are called to form our consciences prayerfully and to express our convictions through our vote. Let us pray for our country, for all political candidates, and for our fellow citizens. Before casting our ballots, let us pause in personal prayer—perhaps by reciting the Lord’s Prayer—and ask God’s blessing upon those who will be elected to lead our nation.
mercredi, avril 23, 2025
En cette Année jubilaire de l’espérance 2025, alors que nous nous préparons à des élections fédérales au Canada, il est essentiel, en tant que citoyennes, citoyens et en tant que catholiques, que nous réfléchissions aux défis auxquels notre nation est actuellement confrontée avec un esprit d’espérance et une vision pour un avenir meilleur.
Dans une société libre et démocratique, tous ceux et celles qui sont admissibles à voter ont non seulement le droit, mais aussi la responsabilité de discuter avec les candidates et candidats locaux ainsi que les partis politiques. Nous sommes appelés à discerner les politiques qui servent au mieux le bien commun, que l’Église définit comme « l’ensemble des conditions de vie sociale qui permettent aux hommes, aux familles et aux groupements de s’accomplir plus complètement et plus facilement » (Gaudium et Spes, no 74.1). En tant que citoyennes et citoyens croyants, nous sommes invités à aider à former notre société terrestre en conformité avec le plan de Dieu, en nous souvenant toujours que nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus-Christ (Phil 3, 20).
Notre foi catholique nous offre les directives morales et sociales essentielles, et nous aide à comprendre les questions fondamentales qui se posent à notre pays et à agir en conséquence. Le rôle des pasteurs — et spécialement du Pape et des évêques — est de formuler les principes de la foi et l’enseignement de l’Église de telle sorte que les fidèles laïcs puissent former leur conscience en conséquence. Comme l’Église l’enseigne, les fidèles ont le devoir « d’inscrire la loi divine dans la cité terrestre » (Gaudium et Spes, no 43.2).
Il y a de nombreuses questions auxquelles, en tant que catholiques, nous sommes appelés à réfléchir attentivement en votant. L’une d’elles est le droit fondamental à la vie, de la conception à la mort naturelle. Ce droit est compromis par l’absence de protection juridique des enfants à naître, l’élargissement constant de l’admissibilité à l’aide médicale à mourir (AMM) et l’accès insuffisant à des soins palliatifs de qualité pour ceux et celles qui souffrent à la fin de leur vie.
Nous devons également défendre les personnes les plus vulnérables de notre société, ceux et celles qui vivent dans la pauvreté, les victimes de la traite des êtres humains, les personnes qui souffrent de maladies mentales et de toxicomanies, les sans-abri et les immigrants, qui méritent tous et toutes des soutiens sociaux et juridiques. De plus, il y a des préoccupations grandissantes au sujet de la montée de l’intolérance envers les communautés religieuses au Canada, y compris les menaces de suppression du statut d’organisme de bienfaisance pour le simple fait de professer des valeurs enracinées dans la foi qui s’écartent des idéologies séculières dominantes.
Les présentes élections sont une occasion inégalée pour les catholiques de contribuer à construire une civilisation de l’amour. Nous sommes appelés à marcher ensemble dans la justice et la vérité avec les peuples autochtones. Nous sommes appelés à examiner les politiques qui touchent l’accès à l’éducation, aux soins de santé, au logement et aux services sociaux pour tous et toutes, à soutenir les initiatives qui honorent la famille comme unité fondamentale de la société, ainsi qu’à défendre la dignité de chaque personne humaine, créée homme et femme à l’image de Dieu.
À une époque de grande incertitude économique, le Canada a besoin d’une vision économique nationale qui favorise le bien commun tout en respectant les obligations internationales et en encourageant la solidarité mondiale. Le développement économique doit être enraciné dans la justice, l’intendance de la création et le souci des personnes vulnérables, tant chez nous qu’à l’étranger.
Après une réflexion attentive à ces questions sous l’éclairage de la foi, nous sommes appelés à former nos consciences dans la prière et à exprimer nos convictions par notre vote. Prions pour notre pays, pour tous les candidats et candidates aux élections et pour nos concitoyens et concitoyennes. Avant de déposer nos bulletins de vote, prenons un moment de prière personnelle — peut-être en récitant le Notre Père — et demandons la bénédiction de Dieu sur ceux et celles qui seront élus pour diriger notre nation.

